A la fin du deuxième millénaire , arrivait sur le marché le 1 er V12 de la compagnie «  Aston Martin »

Quand en 1949, David Brown achète la société « Aston Martin », il acquiert une usine pour fabriquer des carrosseries, mais il n’a pas de moteur digne de ce nom. Aussi, il rachète peu de temps après  la société Lagonda, en grave difficulté financière, qui possède un moteur V6 qui équipera tous les futurs modèles, iconiques, s’il en est !

Mais en 1999, ce n’est plus David Brown le patron mais Ford !! Las de perdre de l’argent depuis le rachat, DB et son conseil d’administration ont cédé l’entreprise en 1973, initiant ainsi une période d’errance pour la Marque.

Ford a confié à Cosworth la création d’un V12 ; Ils ont fait simple : Ils ont accouplé deux moteurs V6 de FORD Mondéo ST 220……Mais pourquoi pas ??

Grace à ce moteur, le jaguar est devenu un tigre !! Issu de la plateforme de la XK8, la DB7 est d’abord équipée d’un 6 cylindres.

Avec le moteur V12 Cosworth, la Vantage naissait. Le gros moteur de 5935 cm3 ne grossira pas durant sa carrière, contrairement au moteur BIZZARINI (confere article V12 Lamborghini) ,même s’il prendra du muscle. Quatre soupapes par cylindre, c’est aussi un super carré de 420 chevaux à 6000 t /min. A partir de 2002 sur la V12 GTA la puissance est poussée à 435 chevaux.

Fort du succès qu’est la BD7, FORD et Aston martin proposent en 2001 la « Vanquish », (vaincre en vieil Anglais). Superbe et aboutie, expression du luxe et de confort à l’anglaise sans oublier la puissance car notre V12 roturier développe alors 460  chevaux à 6800 t/min avec toujours la même cylindrée de 5935Cm3. Le taux de compression passe néanmoins de 10-3 à 10-5. Une nouvelle boite mécanique robotisée équipe le véhicule. Pour changer de vitesse, on relâche l’accélérateur, on tire sur la palette , et le robot qui est caché sous la voiture,  hop ! , change le rapport…Esthétiquement ,le moteur reste magnifique en finition alu et on notera la barre anti roulis en carbone.

L’année 2003 voit l’avènement de la nouvelle DB9 presque en même temps que la Vanquish S ( 2004), évolution de la précédente.

La DB 9 ne sera  pas fabriquée à Newport-Pagnell mais à Gaydon. Et si c’est Ian Callum qui a dessiné la Vanquish et la DB7, c’est à Henry Fisker que l’on devra la ligne de la DB9. Mais le moteur, lui, reste presque identique, toujours et encore 5935 cm 3. Grace à de nouveaux arbres à came et une gestion électronique améliorée le moteur de la  DB9  pousse à 450 chevaux. La Vanquish bénéficiant en plus  de têtes de  pistons forgés, avec un taux de compression passant à 10-8 possède un moteur qui atteint alors 527 chevaux.

Même si la Vanquish vaut 2 fois le prix de la DB9,à l’époque, toutes les deux sont superbes et désirables :Une finition individualisée et nominative, un ciel de toit en alcantara, du bois véritable, de l’alu, du carbone, du cuir Connelly. Et surtout plus de passepoil bicolore !!

Après être repassé en neutral on peut tourner la clé et appuyer sur le bouton, placé au centre du tableau de bord, qui commandera le démarreur. Pour le modèle avec une boite de vitesse traditionnelle, vous n’oublierez pas de débrayer! Le système d’échappement « by pass » offre un son très particulier, reconnaissable à une explosion !…de plaisir, à son volant.

On notera sur la DB9 la lecture inversée du compte tour !La boite de vitesse mécanique est précise, le levier bien placé.

Ces deux modèles photographiés sont justes formidables, de puissance, d’aisance à tous les niveaux. On constatera néanmoins que la boite de vitesse traditionnelle  Graziano de la DB9 offre plus de réactivité, de hargne, d’agressivité que la boite robotisée. On pourra penser que les rapports sont plus courts…mais quelle dynamisme !!