BMW M6 Cabriolet

La boucle est bouclée : place au M6 Cabriolet. Qui, outre quelques signes extérieurs de circonstance, hérite du « meilleur moteur du monde » : le surpuissant V10 5.0 de 507 ch.

Il n’est pas si évident, surtout pour une marque à la telle renommée sportive, d’associer deux notions aussi antinomiques que les hautes performances façon Motorsport et le cruising coude à la portière ! La M6 Cabriolet s’adressera donc aux bourses fortunées désireuses de sentir à plein nez l’odeur de gomme brûlée par un démarrage pied au plancher…

Rien de surprenant sur le plan esthétique : BMW se contente de greffer les attributs sportifs du coupé M6 sur sa Série 6 Cabriolet. Sobre et de bon goût, à l’image des ailes élargies, des bas de caisse plus musclés, ou encore du bouclier surbaissé doté de larges prises d’air afin d’alimenter le V10 en air frais.

Le mot est lâché ! Elu meilleur moteur au monde ces deux dernières années grâce à ses prestations remarquées sur la M5 et la M6, le dix cylindres bavarois prend logiquement place sous le capot du cabriolet. Sa puissance de 507 ch (et 520 Nm de couple) n’évolue pas par rapport à la version coupé.

Associé à la boîte séquentielle SMG à sept rapports, il permet à ce cabriolet de haut vol de passer de 0 à 100 km/h en 4,8 s (deux dixièmes de plus que la M6), et seulement 22,9 s pour s’affranchir du kilomètre départ arrêté. Si la vitesse de pointe est, comme d’habitude, bridée électroniquement à 250 km/h, la graduation du compteur grimpant jusqu’à 330 km/h laisse présager des réelles capacités de la bête, pourtant loin d’être une ballerine (2.005 kg).

Jean-Philippe Jourdan

Source de l’essai: www.automobile.challenges.fr
Source de la fiche technique: http://www.autotitre.com